
Piscines en DSP : quelles conséquences pour les clubs de natation ?
Le recours à la délégation de service public (DSP) est devenu un mode de gestion courant pour de nombreuses piscines françaises. Si ce modèle peut permettre d’améliorer l’exploitation des équipements et de maîtriser les coûts pour les collectivités, il suscite également de nombreuses interrogations dans le monde associatif.
Les créneaux d’entraînement constituent l’un des principaux sujets de préoccupation. Pour développer des activités plus rentables destinées au grand public (aquagym, bébés nageurs, fitness aquatique ou ouverture au public), certains horaires traditionnellement réservés aux associations peuvent être réduits ou déplacés. Cette situation peut compliquer l’organisation des entraînements et limiter le développement sportif des clubs.
Les conditions financières évoluent également. Les conventions d’utilisation peuvent être renégociées avec une augmentation des redevances ou de nouveaux frais liés à l’occupation des bassins. Pour des associations fonctionnant essentiellement grâce aux cotisations et aux bénévoles, ces dépenses supplémentaires peuvent fragiliser leur équilibre financier.
